L’INSTITUT PÉRIMÈTRE ACCUEILLE SEPT NOUVELLES BOURSIÈRES EMMY-NOETHER


De longs séjours de recherche visent à susciter de nouvelles collaborations et idées entre diverses disciplines – et à stimuler l’appui envers des chercheuses à un stade crucial de leur carrière.

Sept femmes scientifiques, dont les domaines de recherche vont de la théorie de l’information quantique à la cosmologie, en passant par la physique des particules, arriveront bientôt à l’Institut Périmètre à titre de plus récentes boursières invitées Emmy-Noether.

Il s’agit du groupe de boursières le plus nombreux depuis que ce programme a été lancé en 2013 dans le but de soutenir des chercheuses à un stade crucial de leur carrière.

Venant du Royaume-Uni, de l’Europe continentale, de l’Inde, des États-Unis et du Canada, elles ont toutes été invitées à séjourner jusqu’à un an au sein de la communauté scientifique de l’Institut Périmètre pour la même raison : leurs recherches ont un potentiel extraordinaire.

Alors que certaines boursières viendront de l’autre bout du monde, Bei Zeng vient en « voisine » de l’Université de Guelph.

Depuis longtemps membre affiliée de l’Institut Périmètre, elle a souvent rendu visite à l’Institut et collaboré avec des physiciens résidants. Mais elle espère que ses travaux sur l’étude de systèmes physiques du point de vue de la théorie de l’information profiteront encore davantage de ce séjour prolongé.

« J’espère avoir des contacts avec davantage de personnes, et apprendre ce sur quoi ils travaillent en leur parlant souvent, dit-elle. Je suis particulièrement intéressée à m’instruire dans les domaines où je ne suis pas experte. L’Institut Périmètre possède tous les experts auprès de qui j’aimerais apprendre. » [traduction]

Ces bourses ne sont que l’une des initiatives Emmy-Noether de l’Institut Périmètre, ainsi nommées en l’honneur de l’influente mathématicienne allemande dont les théorèmes continuent de sous-tendre une grande partie de la physique moderne. Connue pour ses contributions révolutionnaires à l’algèbre abstraite et à la physique théorique, elle a été qualifiée par Albert Einstein de « femme la plus importante de l’histoire des mathématiques ».

« Les candidates étaient d’une qualité exceptionnelle cette année, et il a été difficile de faire un choix », a déclaré Robert Myers, président du corps professoral de l’Institut Périmètre.

« Ces bourses ont été créées pour aider de jeunes scientifiques talentueuses à poursuivre leurs travaux en vue d’importantes découvertes, a-t-il ajouté. Le groupe de cette année incarne bien l’esprit curieux d’Emmy Noether elle-même. » [traduction]

Les boursières invitées Emmy-Noether viennent travailler à l’Institut Périmètre pour des périodes allant de 3 mois à 1 an. Elles poursuivent leurs recherches et collaborent avec la communauté scientifique de l’Institut pendant qu’elles sont en congé de leur institution d’appartenance.

Pendant son séjour, Sumati Surya, venue de l’Inde et chercheuse en gravitation quantique, espère travailler en étroite collaboration avec les groupes de gravitation quantique et de fondements quantiques, mais elle a hâte aussi d’échanger avec des scientifiques qui travaillent dans d’autres domaines.

« L’Institut Périmètre s’intéresse à de vastes territoires de la physique théorique, y compris des domaines qui ne sont pas nécessairement sous les projecteurs, a-t-elle déclaré. Il y a en son sein des physiciens qui ont des points de vue différents, parfois même opposés, et je crois que c’est la clé d’un milieu de recherche dynamique, où personne n’a peur de lancer de nouvelles idées. » [traduction]

Voici les 7 boursières invitées Emmy-Noether pour 2016-2017.

Bei Zeng est professeure agrégée, spécialiste de l’intrication quantique et de la théorie de l’information quantique, à l’Université de Guelph. Elle est co-auteure d’un article intitulé Quantum Information Meets Quantum Matter – From Quantum Entanglement to Topological Phase in Many-Body Systems (La rencontre de l’information quantique et de la matière quantique – De l’intrication quantique aux phases topologiques dans les systèmes à N corps). Ses recherches portent sur la théorie des corrélations et l’intrication dans les systèmes quantiques.

Céline Boehm travaille à la jonction de la cosmologie, de la physique des particules et de l’astrophysique à l’Université de Durham, au Royaume-Uni. Depuis les 16 dernières années, ses recherches portent sur les expériences qui pourraient élucider la nature de la matière sombre, substance invisible qui représente environ 80 % de la matière de l’univers et qui semble jouer un rôle essentiel dans le façonnement de ses structures à grande échelle. Elle espère démêler une nouvelle physique au-delà du modèle standard et découvrir les lois fondamentales qui ont eu cours dans l’univers primitif.

Didina Serban est chercheuse en théorie quantique des champs, en théorie des cordes et en physique mathématique à l’Institut de physique théorique, à Saclay, en France. Depuis une décennie, ses travaux portent sur des exemples de systèmes exactement solubles de dimensions multiples, et plus précisément sur l’intégrabilité en théorie de jauge et en théorie des cordes.

Gemma De las Cuevas est chercheuse dans les domaines de l’information quantique, de la matière condensée et des réseaux de tenseurs, à l’Institut Max-Planck d’optique quantique, en Allemagne. À compter du mois d’août, elle fera partie de l’Institut de physique théorique de l’Université d’Innsbruck, en Autriche. Ses travaux portent sur des sujets tels que la positivité dans les réseaux de tenseurs, les limites continues des réseaux de tenseurs et l’universalité des modèles classiques de spins.

Mairi Sakellariadou est professeure de physique théorique au Collège royal de Londres, au Royaume-Uni. Ses domaines de recherche sont la physique théorique et la cosmologie, en particulier la physique de l’univers primitif. À la jonction de la cosmologie, de la physique théorique des particules et des théories de la gravitation, ses travaux mettent à l’épreuve les théories les plus avancées au regard de la pléthore de données astrophysiques, cosmologiques et de physique des hautes énergies. Elle souhaite contribuer à l’effort scientifique collectif qui vise à découvrir les premiers stades d’évolution de notre univers et à fournir des moyens de tester des propositions sur la gravitation quantique, en utilisant l’univers primitif comme (seul) laboratoire à notre disposition.

Radja Boughezal est physicienne des particules au Laboratoire national d’Argonne, aux États-Unis. Ses travaux portent sur des prédictions d’ultra-haute précision en chromodynamique quantique, la théorie de l’interaction forte. Elle a récemment appliqué ses recherches en chromodynamique quantique à la compréhension des propriétés du boson de Higgs récemment découvert, particule dont on croit qu’elle confère une masse à toutes les particules élémentaires de la nature. Les prédictions de Mme Boughezal sont nécessaires pour comprendre si les propriétés mesurées du boson de Higgs sont des indices de l’existence de nouvelles lois qui répondraient à des questions non résolues sur l’univers.

Sumati Surya est chercheuse en gravitation quantique à l’Institut de recherches Raman, en Inde. Depuis 10 ans, ses travaux portent sur la méthode des ensembles causaux en gravitation quantique et sur les domaines connexes de la géométrie de Lorentz et des fondements quantiques. Ses recherches comportent une ambitieuse tentative de reconstruction ascendante de l’espace-temps continu à partir d’ensemble discrets de points partiellement ordonnés. Cet ordre partiel imite la structure causale de l’espace-temps, qui englobe elle-même toute la géométrie conforme.

– Rose Simone and Tenille Bonoguore
 

POUR EN SAVOIR PLUS:

 

Institut Périmètre de Physique Théorique

L'Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier. Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l'idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l'innovation, et que la physique théorique d'aujourd'hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l'avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l'Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d'éducation et de vulgarisation.

 

http://www.perimeterinstitute.ca/

 

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« L’Institut Périmètre s’intéresse à de vastes territoires de la physique théorique, y compris des domaines qui ne sont pas nécessairement sous les projecteurs, et je crois que c’est la clé d’un milieu de recherche dynamique, où personne n’a peur de lancer de nouvelles idées. » [traduction] –

Sumati Surya, boursière invitée Emmy-Noether