UNE VISION SOUDAINE OUVRE DE NOUVELLES AVENUES À LA LAURÉATE DU PRIX LUKE-SANTI


Mackenzie Pereira, étudiante en 1re année de physique à l’Université McGill, est la lauréate 2019 du prix commémoratif Luke-Santi de l’Institut Périmètre pour un élève méritant.

Les espadrilles de Mackenzie Pereira martelaient le sentier alors qu’elle courait en direction du soleil couchant. C’est alors que son monde a basculé.

Elle s’est rendu compte que la planète fonctionnait comme un tapis roulant. Soudain, elle a eu une vision claire : l’axe de rotation de la Terre; la position relative du Soleil et de la Terre tournant autour de celui-ci; la trajectoire de sa propre course par rapport aux deux.

Ce moment fugace a déclenché un parcours qui l’a menée bien au-delà de ce sentier de la Colombie-Britannique. Maintenant étudiante à l’Université McGill, à Montréal, Mme Pereira est allée à l’Institut Périmètre au début du mois de mars pour recevoir officiellement le prix commémoratif Luke-Santi 2019 et a laissé de côté ses vêtements de sport pour se mettre, le temps d’une journée, dans la peau d’une chercheuse.

Originaire de Burnaby, en Colombie-Britannique, Mme Pereira achève la 1re année d’un baccalauréat en physique. Dans son texte de candidature, elle dit que cette course mémorable l’a aidée à trouver sa voie.

« Je ne voudrais pas revenir en arrière, avant ce moment où ma conception du monde s’est entremêlée avec les complexités de la science et de la physique, dit-elle, parce qu’elle fait maintenant partie intégrante de ma personnalité et de ma façon de voir les choses. » [traduction]

Le prix commémoratif Luke-Santi pour un élève méritant est remis chaque année à un élève canadien du secondaire qui incarne les qualités de Luke Santi. Ce jeune ami de l’Institut Périmètre avait une passion pour la recherche et la découverte. Il avait aussi d’excellentes notes et faisait preuve de qualités de meneur, tout en donnant de son temps au service des autres.

Mackenzie Pereira incarne ce mélange de découverte et de dévouement. Au secondaire, elle a fait du soccer et de la course en terrain libre, a participé à des débats et au club des Nations Unies, a fait du jazz et du chant choral, en plus d’être membre de clubs d’astronomie et de physique à l’extérieur de l’école.

« J’ai découvert beaucoup de passions, d’intérêts et de talents que je n’aurais pas connus si je n’avais pas participé à ces activités, dit-elle. Je crois que chaque fois qu’on fait quelque chose de nouveau, on apprend aussi quelque chose de nouveau. Et l’on rencontre bien des personnes différentes. »

Son professeur de physique au secondaire, Joseph Muise, a eu une grande influence sur elle. « Il ne nous disait pas de faire des choses, ou que nous étions bons ou intelligents, dit-elle, il nous donnait simplement des possibilités en disant ‘Je crois que vous aimeriez cela’. Nous faisions ce qu’il nous suggérait et nous découvrions par nous-mêmes que ça nous intéressait. » [traduction]

C’est M. Muise qui l’a encouragée à participer au programme Students on the Beamlines (Rayonnement pour les élèves) du Centre canadien de rayonnement synchrotron (CCRS). Pendant l’année scolaire 2018-2019, Mackenzie Pereira et son équipe ont conçu leur propre expérience scientifique, et ont obtenu du temps d’utilisation de l’accélérateur de particules du CCRS pour effectuer leur expérience et obtenir des données. M. Muise lui a également recommandé de participer à la conférence d’automne 2018 de l’Institut de l’espace lointain de l’Université de la Colombie-Britannique, où elle a eu une autre révélation.

« Plusieurs orateurs parlaient de l’espace. Auparavant, je ne m’étais pas rendu compte que l’étude de l’espace pouvait représenter une possibilité de carrière viable. Il y a d’autres carrières liées à l’espace que celle d’astronaute. L’espace a de nombreuses facettes et touche à beaucoup de domaines intéressants. » [traduction]

Mme Pereira s’oriente maintenant vers une carrière en politique de l’espace. Elle a écrit dans son texte de candidature : « En élaborant des normes mondiales de sécurité qui ne nuisent pas au potentiel de la science, mais l’obligent à rendre des comptes, j’ai confiance que l’humanité continuera de s’instruire au contact de notre environnement sans avoir à l’endommager. » [traduction]

Comme au jour de cette course mémorable, elle vise à combiner connaissances et expérience pour atteindre un objectif plus ambitieux.

« Je peux comprendre l’exaltation de l’innovation et le besoin de satisfaire notre curiosité, poursuit-elle, mais je comprends aussi le besoin de remettre les lieux naturels dans un état meilleur que celui dans lequel nous les avons trouvés. » [traduction]

– Tenille Bonoguore and Angela Robinson

Mackenzie Pereira (au centre) est photographiée avec des membres de la famille Santi lors de la réception du prix commémoratif Luke-Santi 2019.

 

 

 

Institut Périmètre de Physique Théorique

L'Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier. Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l'idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l'innovation, et que la physique théorique d'aujourd'hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l'avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l'Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d'éducation et de vulgarisation.

 

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« Je crois que chaque fois qu’on fait quelque chose de nouveau, on apprend aussi quelque chose de nouveau. »

 

- Mackenzie Pereira