Le réseau des enseignants de l’Institut Périmètre fait la promotion de la physique à l’école secondaire partout au Canada


Même s’il n’en est qu’à sa deuxième année d’existence, le réseau des enseignants de l’Institut Périmètre a déjà atteint des milliers d’élèves et muni les enseignants d’outils et de la confiance nécessaires pour enseigner des concepts complexes de la physique moderne.

Roberta Tevlin est enseignante de physique au secondaire à l’Institut collégial et technique Danforth de Toronto. De plus, elle consacre environ 25 heures par mois – souvent le soir et les fins de semaine – au réseau des enseignants, une des initiatives de diffusion des connaissances en expansion rapide de l’IP. Elle décrit son rôle de coordonnatrice du réseau comme celui d’un lien itinérant entre l’IP et les enseignants de physique au secondaire.

Depuis que Mme Tevlin a participé pour la première fois en 2005 à un atelier EinsteinPlus, cette relation s’est avérée heureuse pour elle et pour l’IP. « J’ai été complètement bouleversée et je suis devenue une fanatique de la transmission des concepts de la physique moderne dans les écoles secondaires », explique Mme Tevlin.

L’année suivante, elle a de nouveau participé à un atelier EinsteinPlus, cette fois à titre d’enseignante animatrice. Elle s’est alors distinguée comme la candidate idéale pour participer à la mise sur pied d’un réseau pilote d’enseignants au cours de l’année scolaire 2008-2009. Sa passion constante pour la physique a été reconnue par l’Association canadienne des physiciens et physiciennes (ACP), qui lui a remis le Prix ACP d'excellence en enseignement de la physique au secondaire et au collégial (Ontario) 2010.

À sa deuxième année d’existence, le réseau des enseignants de l’IP est florissant. Selon Julie Taylor, qui est devenue gestionnaire de projet du réseau en septembre dernier, le but du réseau est de multiplier le nombre d’élèves bénéficiant des produits de diffusion des connaissances de l’Institut, dont plusieurs ont été couronnés par des prix. La manière d’y parvenir consiste à mettre les ressources pédagogiques dans les mains d’un plus grand nombre d’enseignants de physique que ce que l’équipe de diffusion des connaissances pourrait faire seule. « Nous avons tous ces magnifiques outils, beaucoup de gens les connaissent, mais nous n’avons pas les effectifs nécessaires pour envoyer des employés de l’IP partout au Canada. C’est là que le réseau des enseignants devient crucial », explique Mme Taylor.

Pour enrichir le réseau, l’IP repère des enseignants de physique enthousiastes qui ont participé à des ateliers EinsteinPlus et les invite à joindre les rangs du réseau, dans l’espoir qu’ils animent des ateliers pour des collègues de leur région, qu’ils collaborent avec l’équipe de diffusion des connaissances de l’IP à l’élaboration de nouveaux outils pédagogiques, et même qu’ils participent à la rédaction de manuels et à la conception de programmes de sciences dans leurs provinces respectives. « Il s’agit de former des formateurs, dit Mme Taylor. Des enseignants qui entendent parler d’une ressource pédagogique de la bouche d’un collègue sont plus susceptibles d’utiliser cette ressource, parce qu’ils savent qu’elle a été mise à l’épreuve en classe. » [traduction]

L’objectif du réseau pour l’année 2009-2010 est de toucher 1000 enseignants, principalement dans les diverses régions du Canada, en organisant 40 ateliers pour 25 à 30 enseignants chacun. Si chaque enseignant travaille ensuite auprès de 30 élèves, quelque 30 000 élèves auront accès aux ressources de l’IP dans une année. Roberta Tevlin affirme que ces projections sont conservatrices. En effet, elle estime qu’un grand nombre de ces participants enseignent à environ 100 élèves par année.

Alors que le premier semestre vient juste de se terminer dans la plupart des écoles canadiennes, Julie Taylor – qui supervise le réseau – est optimiste quant à la réalisation des objectifs du programme. Elle a confirmé qu’en janvier, les membres du réseau des enseignants avaient tenu 23 ateliers touchant 629 enseignants de physique, et 20 autres ateliers étaient prévus pour le printemps.

Même si les statistiques définitives pour l’année en cours ne seront connues qu’en juillet, les répercussions de ce programme se font déjà sentir – notamment en Ontario, où se trouvent 14 des 45 membres du réseau des enseignants de l’IP. Mme Tevlin est d’avis que l’Institut Périmètre est l’une des raisons principales pour lesquelles l’Ontario se vante d’avoir ce qu’elle qualifie de « meilleur programme de physique au Canada », précisément parce que cet institut maintient un intérêt pour le genre de physique moderne que les ressources de l’IP cherchent à rendre accessible.

« Les sondages effectués au sein de nos ateliers révèlent qu’au moins la moitié des enseignants de physique au second cycle du secondaire n’ont pas de diplôme en physique. Il n’est donc pas surprenant que ces personnes ne se sentent pas à l’aise d’enseigner la relativité et la physique quantique », explique Mme Tevlin. Il n’est peut-être pas surprenant non plus que la Province de l’Ontario ait été prête à supprimer complètement la physique moderne lors d’une récente refonte du programme de sciences, jusqu’à ce que les enseignants commencent à rejeter cette idée.

« L’Institut Périmètre donnait des séances de formation depuis quelques années, les enseignants avaient eu la chance d’apprendre ces notions [de physique moderne], et il y a eu une énorme vague de protestation de la part des enseignants de physique, explique Barbara Tevlin. J’ai participé à l’examen de ce projet de programme. Je pensais que nous ne pourrions rien faire d’autre que l’endosser, mais tout le monde disait que c’était ridicule, et les autorités ont remis la physique moderne au programme.

« La physique moderne est donc au programme en Ontario, et je crois que c’est en grande partie grâce à la présence de l’Institut Périmètre, qui mène des activités de diffusion des connaissances auprès des enseignants, ajoute-t-elle. J’aimerais que la même chose se passe partout au Canada. » [traduction]

De fait, une meilleure couverture de tout le pays – notamment en Colombie-Britannique, au Québec, dans les régions nordiques et les collectivités mal desservies – est maintenant l’un des principaux objectifs du réseau des enseignants de l’IP, qui souhaite continuer de doter ses membres de nouvelles ressources en plus de Le mystère de la matière sombre, Le défi de la réalité quantique et Mesurer la constante de Planck.

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