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« Si une personne n'a pas été bouleversée par la physique quantique, c'est qu'elle ne l'a pas comprise. » -Niels Bohr De mémoire humaine, nous avons toujours tenté de mieux connaître la nature du monde qui nous entoure. Nous pouvons dire en toute confiance que la théorie quantique (et sa progéniture, la théorie quantique des champs) est la description scientifique de la nature la plus détaillée, et la plus réussie, jamais énoncée. Par contre, fondée sur des caractéristiques qui vont à l'encontre de l'intuition, telles que la superposition (c'est-à-dire une particule unique pouvant se comporter comme si elle se situait simultanément à différents endroits) et l'emmêlement (c'est-à-dire deux particules qui, même à grande distance l'une de l'autre, peuvent se comporter de la même manière qu'une particule unique), elle est également l'une des plus bizarres. Suite à son élaboration dans les années 1930 par de grands théoriciens tels que Max Planck, Niels Bohr, Werner Heisenberg, Erwin Schroedinger et d'autres, la communauté scientifique mit beaucoup de temps à comprendre ce que la théorie nous apprenait sur la nature de la réalité. Encore aujourd'hui, certains profonds mystères conceptuels restent à résoudre. Heureusement, ce caractère mystérieux inhérent n'a pas nui à la création d'un grand nombre d'applications spectaculaires de la théorie, dont le transistor (le fondement de la majorité de nos technologies informatiques courantes), le laser (le fondement des réseaux de communications à fibre optique et de plusieurs autres technologies), l'IRM (appareil d'imagerie par résonance magnétique si essentiel à la médecine moderne), les SQUID (détecteurs d'énergie quantique à supraconducteurs servant à la recherche de nouvelles nappes de pétrole, ou à l'analyse par balayage de l'activité magnétique du cerveau) et bien d'autres encore. Dans les décennies qui ont suivi sa découverte, l'entendement de la théorie quantique s'est étendue des physiciens théoriques et en physique expérimentale expérimentaux aux physiciens et ingénieurs en physique appliquée - créant des appareils utiles pour la science et le commerce - et enfin au grand public, comme en fait foi le grand nombre de livres populaires qui avivent la curiosité par l'aspect nettement bizarre des énoncés quantiques. Il est permis de penser que le plus important développement de ce cycle fut la naissance d'un nouveau domaine scientifique nommé « théorie de l'information quantique ». Nous savons tous que les ordinateurs modernes traitent l'information selon des lois naturelles découvertes aux époques de Galilée et Newton. Certains physiciens théoriciens, comme Richard Feynman et David Deutsch, pour n'en nommer que deux, se sont demandés s'il était possible de concevoir un tout nouvel ordinateur basé sur les lois quantiques, plus précises et puissantes, c'est-à-dire un ordinateur quantique. Ils ont compris qu'un tel ordinateur serait énormément plus puissant que n'importe quel ordinateur classique ne pourrait jamais l’être. Les développements ultérieurs nous ont maintenant entraînés au seuil de ce que nous pouvons appeler « l'âge de l'information quantique ». Nous pouvons entrevoir de fabuleuses possibilités telles que : ordinateurs quantiques, systèmes de communications quantiques entièrement sécurisées et téléportation quantique, pour n'en nommer que quelques uns. Lectures recommandées - Julian Brown, Minds, Machines, and the Multiverse: The Quest for the Quantum Computer (Simon & Schuster, 2000)
- David Deutsch, The Fabric of Reality: The Science of Parallel Universes- and Its Implications (Penguin Books, 1997)
- Gerard Milburn, Schrodinger’s Machines: The Quantum Technology Reshaping Everyday Life (W H Freeman & Co, 1997)
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